Pézenas sous silence
Notre liste écartée du Forum des Associations, au nom d’un prétendu « usage » qui ne figure dans aucun règlement.
Des règles d’attribution des subventions que nous réclamons depuis des mois, et qui ne nous sont toujours pas transmises.
Un climat qui se dérègle sans que jamais nous puissions en débattre collectivement.
Trois silences. Une seule question : qui décide, et pourquoi sans nous, les citoyens ?
La démocratie ne peut pas se réduire à déposer un bulletin dans une urne. Elle doit vivre dans la transparence, dans le débat et dans l’égalité de traitement.
Il y a des silences qui protègent et des silences qui étouffent. On nous interdit de participer aux forums des associations pour un soi-disant « usage » invoqué comme une évidence. Cette majorité ferme des portes qu'aucune règle démocratique n'autorise. Ce même silence entoure depuis des mois les critères d'attribution des subventions aux associations, des sommes conséquentes distribuées selon des règles que personne ne peut consulter. Et pendant que la ville se tait sur ses propres pratiques, c'est le ciel qui hausse le ton : Des sécheresses fréquentes, des pluies torrentielles, des canicules qui s’étirent, des tempêtes qui meurtrissent.
Et pourtant, trois silences demeurent : le silence sur la démocratie, le silence sur les règles, le silence sur notre avenir.
Trois silences qui ne doivent rien au hasard. Ils révèlent une même méthode : celle d’une ville qui gère, mais qui n’anticipe pas ; qui décide, mais qui ne débat pas ; qui aménage, mais qui oublie de regarder ce que le climat nous dit déjà.
Nous réclamons la transparence sur les subventions aux associations et nous exigeons un débat public digne de l'urgence climatique. Parler, c'est résister au silence qu'on nous impose.
Reprenons la parole.